|
La
Malouinière de la ville Bague [suite]
Dans le même temps,
le commerce maritime se développe : au trafic de la Compagnie
des Indes s’ajoute le commerce avec les Pays-Bas (Delft),
l’Italie (marbre), le Chili et le Pérou (métaux
précieux), l’Espagne (cuir), sans oublier le commerce
triangulaire Afrique - Antilles – Europe (trafic d’esclaves).
L’architecture se développe
aussi sous l’influence de Garangeau et ses techniques issues
de la construction navale (charpentes des chapelles en forme de
coques de bateaux).
La plupart des malouinières étaient
en pierre de pays enduites d’un crépi ; les grands
hôtels de Saint-Malo étaient en pierre de Chausey
(sans enduit). Les toits très hauts ainsi que les cheminées
sont très caractéristiques. Jusqu’au 17e siècle,
les ouvertures sont percées selon les besoins. Au 18e,
elles sont symétriques et alignées comme dans l’architecture
militaire.
|
   
La
Ville Bague fut construite en 1715 par Guillaume Eon, issu d’une
famille de riches négociants malouins qui avait ouvert
de nombreux comptoirs à l’étranger et notamment à Cadix.
Un manoir plus modeste se tenait à l’emplacement
de l’actuelle malouinière, le pigeonnier, la chapelle
et les murs d’enceinte sont donc antérieurs (1666).
A la Révolution, la
maison fût abandonnée par ses propriétaires.
La rampe d’origine, fondue en 1794, fût remplacée en 1980
par celle d’une malouinière en démolition du quartier de
la Madeleine à Saint-Malo. Le domaine a été morcelé il
y a vingt cinq ans mais l’allée centrale menant à la pièce
d’eau a été conservée, ce qui protège l’effet
de perspective du jardin actuel.
Le papier peint du grand salon date de 1820 (manufacture Dufour et Leroy) et
représente l’arrivée de Pizzare chez les Incas. Ce panoramique
constitue un exemplaire exceptionnel, et est classé Monument Historique.
La Ville Bague , 35350 Saint Coulomb,
Tel: (33) 2 99 89 00 87 - (33) 2 99 89 02 17
Visit of the park, chapel and pigeon house daily except Wednesday from 1 May to 30 September, 2-6pm.
|
|